En Russie, le pouvoir engage une répression massive mais risquée de l’opposition

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La brutalité de la répression engagée par le pouvoir russe, en réponse à une lourde défaite électorale lors des élections locales du 8 septembre, relance la contestation. Manifestation à Saint-Pétersbourg, mobilisation des milieux culturels… et voilà même des prêtres orthodoxes qui s’indignent des condamnations prononcées. En toile de fond : l’usure du régime Poutine.

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Une situation inédite est en train de s'installer en Russie. Beaucoup d'observateurs russes comparent ce qui se passe aujourd'hui à 2011-2012, lorsque des manifestations massives contre la fraude électorale avaient pris de court Vladimir Poutine et son gouvernement, obligeant le pouvoir à réprimer durement toute contestation (lire ici et ici). Huit ans plus tard, le cycle manipulation électorale-protestation-répression est le même. Avec cette forte différence : un pouvoir usé, vieilli et qui semble avoir perdu une bonne part de sa base électorale constituée tout au long des années 2000 des classes moyennes.