Les Bulgares s'écharpent sur la corruption

Par

Alors que le pays prend la présidence tournante de l’UE, une loi anticorruption, d’abord rejetée par un veto présidentiel, a finalement été adoptée le 12 janvier par le parlement. Les politiciens s’accusent mutuellement de ne pas lutter assez efficacement contre ce fléau.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

« Comment je peux vivre avec 85 euros par mois ? » interroge la pancarte d’une manifestante. Nous sommes le 12 janvier à Sofia, et les représentants de l’Union européenne viennent célébrer en grande pompe la présidence tournante de l’UE, attribuée ce semestre à la Bulgarie. Manque de bol, des milliers de Bulgares sont venus jouer les trouble-fête. Car dans ce pays le plus pauvre de l'Union, de nombreux problèmes plombent toujours le quotidien des habitants, onze ans après leur adhésion européenne.