Le Mali de mal en pis: le pays s'oriente vers une partition

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Ce devait être la « success story » de François Hollande, c'est devenu une guerre oubliée sur fond de catastrophe politique. Recrudescence des attentats et des accrochages armés, mission de l'ONU très meurtrière... la situation du Mali ne s'arrange pas. D'autant que tout le monde est suspendu à un accord de paix qui consacrera de fait la partition du pays.

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L’intervention militaire française au Mali en janvier 2013 devait être la « success story » de François Hollande : un président résolu, qui prenait une décision rapide, démontrait que la France restait une grande nation capable de projeter ses soldats à l’étranger, se battait pour la préservation de la démocratie contre les fanatiques islamistes, le tout en s’éloignant des vieux démons de la Françafrique. Deux ans plus tard, le Mali est devenu l’une de ces guerres oubliées qui ne font plus la une des journaux, mais qui entérinent l’effritement d’un pays dans l’indifférence générale, en premier lieu celle des promoteurs de l’intervention (cf. Afghanistan, Libye, Centrafrique…).