Super Ligue de football: le hold-up tourne mal

Par Jérôme Latta

En annonçant leur sécession pour créer une compétition fermée, douze « grands » clubs européens ont suscité une déferlante d’indignation. Leur projet s’inscrit pourtant dans le droit fil de la libéralisation du football ces dernières décennies.

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Un coup de force qui conclut vingt-trois ans de coups de bluff et, s’il aboutit, une révolution pour le football professionnel européen. En annonçant, aux douze coups de minuit entre dimanche et lundi, la création d’une Super Ligue privée affranchie des institutions sportives, douze clubs parmi les plus prestigieux du continent ont déclenché un séisme dont les conséquences sont, pour l’heure, incalculables mais qui semblent d’abord les ébranler eux.