Entre le Kosovo et la Serbie, le spectre des frontières mouvantes laisse craindre le pire

Par et Simon Rico

Une bonne part de la « communauté internationale » envisage sérieusement d’établir une paix « durable » dans les Balkans en changeant les frontières, afin de séparer les différents peuples qui y vivent. Un désaveu des politiques promues depuis deux décennies défendant le multiculturalisme de la région.

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D’inquiétants bruits de bottes se font à nouveau entendre à Pristina comme à Belgrade. Le 14 décembre, le parlement du Kosovo a voté sur la création d’une armée, dont le petit pays qui a proclamé son indépendance en février 2008 et dont la sécurité est toujours assurée par un contingent de l’Otan, la KFOR, ne dispose pas encore.