Après Cologne, les féministes se divisent sur l’interprétation des agressions

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Les violences du nouvel an à Cologne provoquent un vif débat entre féministes : les unes font du sexisme une spécificité du monde musulman, tandis que les autres, menant de front la lutte contre les crimes sexuels et le racisme, exigent un renforcement de l'arsenal juridique afin qu'« aucune impunité » ne soit plus tolérée.

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Après avoir été passées sous silence, les violences subies par plusieurs centaines de femmes à Cologne la nuit du nouvel an connaissent un retentissement mondial à la hauteur de la gravité des faits. Par-delà les frontières, les féministes s’emparent de cet événement qui interroge non seulement en raison de son aspect massif et démultiplié (des actes similaires ont été signalés dans d’autres villes allemandes, en Suède et en Finlande), mais aussi parce que ces agressions, pour beaucoup à caractère sexuel, concentrent en un seul objet les questions de genre et de racialisation à l’origine des principaux clivages dans le champ féministe ces dernières années.