Grande coalition: le SPD allemand rejette la rupture «à l’espagnole»

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Après le feu vert de son congrès dimanche, le SPD semble parti pour conclure une nouvelle grande coalition avec Merkel. Leurs homologues sociaux-démocrates espagnols, eux, avaient rejeté ce scénario en 2016, provoquant de nouvelles élections. Mais y a-t-il seulement encore une option gagnante ?

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La majorité est un peu plus nette qu’attendu. Les cadres du SPD réunis à Bonn ont approuvé dimanche l’ouverture de négociations pour former une nouvelle « grande coalition » avec la CDU d’Angela Merkel, et son allié bavarois, la CSU (362 voix pour, 279 contre). Convaincu qu’il est sur le point d’obtenir des engagements « historiques » de la droite en matière sociale, Martin Schulz, le chef du SPD, qui jouait gros, avait lancé avant le vote, lors d’un discours de près d’une heure : « Nous pouvons vaincre la vague de droite qui frappe l’Europe en formant un gouvernement stable avec un profil social-démocrate. »