Au Togo, l’opposition est piégée par une élection verrouillée

Par François Hume-Ferkatadji et Olivia Macadré

Le président sortant Faure Gnassingbé, soutenu par ses pairs ouest-africains et la communauté internationale, brigue un quatrième mandat samedi 22 février. L’opposition dénonce d’avance un scrutin opaque et vicié.

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Togo, envoyés spéciaux.– Sur les pistes cahoteuses de la campagne togolaise, le gros 4x4 rutilant manœuvre difficilement. Précédé d’une camionnette équipée d’enceintes qui crachent musique et extraits de discours, encadré d’une parade de sympathisants à moto, Jean-Pierre Fabre, 67 ans arrive cahin-caha dans le village d’Attitogon. Il n’est pas encore midi, mais le candidat à l’élection présidentielle, l’un des six représentants de l’opposition au Togo, a déjà avalé plus d’une centaine de kilomètres de route et tenu trois meetings. Jusqu’à la tombée de la nuit, il en mènera quatre encore.