A Londres, Uber est en difficulté

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La justice britannique a donné raison à un groupe de chauffeurs contre l’entreprise californienne, à deux reprises depuis octobre 2016. Au centre de l’action en justice se trouve le droit des chauffeurs à un salaire minimum et à des congés payés. Deuxième volet de notre série sur les batailles de l'ubérisation en Europe.

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Londres (Royaume-Uni), de notre correspondante.-  « Je mets au défi quiconque de gagner l’équivalent du salaire horaire minimum en tant que chauffeur Uber. » Syed Khalid, 40 ans, loue ses services à la compagnie américaine depuis août 2013. À l’époque, cela faisait à peine plus d’un an qu’Uber avait été lancé, à très petite échelle, à Londres. L’entreprise avait encore besoin d’attirer des chauffeurs. Elle leur proposait « des avantages financiers intéressants », se souvient Syed, alors chauffeur pour Addison Lee, une autre entreprise de véhicules de transport avec chauffeur (VTC).