Nora Seni: «La Turquie s’est fabriqué un monstre qui détruit l’Etat de droit»

Par

Faute d’avoir pu former un gouvernement de coalition, le président turc Erdogan affirme que « le pays avance vers de nouvelles élections ». La chercheuse Nora Seni craint qu’Erdogan n’instrumentalise le conflit armé avec l’État islamique et la guérilla kurde du PKK pour réaliser sa grande ambition: installer un régime présidentiel et gouverner sans entraves.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

En Turquie, de nouvelles élections devraient être organisées début novembre, moins de six mois après celles du 7 juin, marquées par un recul de près de dix points du parti au pouvoir depuis 2002, l’AKP du président Recep Tayyip Erdogan (40,87 % des suffrages, pour 258 élus tout de même sur les 550 que compte l’Assemblée, contre 49,83 % et 327 députés en 2011). Faute d’avoir pu réunir une majorité à l’Assemblée pour mettre en place un gouvernement de coalition, le premier ministre Ahmet Davutoglu a démissionné mardi 18 août.