La loi sur la laïcité divise la province du Québec

Par Olivier MONNIER

Les députés québécois ont adopté une loi sur la laïcité de l’État qui interdit à certains agents le port de signes religieux. Élue à la tête de la province en octobre dernier, la Coalition Avenir Québec espère clore un débat qui secoue la société depuis dix ans. Les contestations se multiplient.

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Toronto (Canada), correspondance.–  Moins d’un an après avoir été élu, le premier ministre québécois François Legault vient d’honorer une des promesses phares de sa campagne. Dimanche 16 juin, l’Assemblée nationale a voté par une large majorité en faveur du projet de loi controversé sur la laïcité de l’État. La nouvelle législation interdit le port des signes religieux aux agents publics en position d’autorité : policiers, agents correctionnels, juges et enseignants du primaire et du secondaire.

La Coalition Avenir Québec (CAQ) espère ainsi mettre fin au débat sur la place de la religion dans l’espace public qui agite le Québec depuis les années 2000. « Nous avons écouté les Québécois et avons enfin tourné la page sur un débat qui perdurait depuis plus de dix ans », annonçait, triomphant, François Legault après le vote.