Aung San Suu Kyi fait face à un énorme défi économique

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Alors qu’elle a peut-être trouvé l’astuce institutionnelle qui lui permettrait de devenir présidente de la Birmanie le 1er avril prochain, la prix Nobel de la paix 1991 prépare avec les cadres de son parti les réformes destinées à sortir le pays de sa grande pauvreté.

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De notre envoyé spécial en Birmanie. - Au cœur de Rangoun, le siège de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) ne laisse rien entrevoir de la victoire historique que le parti a remportée aux élections générales du 8 novembre. Situé à deux pas de la pagode Shwedagon et de People Square, l’esplanade sur laquelle Aung San Suu Kyi se lança en politique à son retour au pays, en 1988, l’édifice se résume à un petit rez-de-chaussée ouvert directement sur la rue. À gauche, telle une métaphore de la transition politique en cours dans le pays, un bâtiment de cinq étages est en construction, dissimulé par un portrait géant de la prix Nobel de la paix 1991. En attendant son achèvement, les militants effectuent leur besogne dans ce qui ressemble à un magasin de souvenirs des plus banals. Calendriers, livres, DVD, badges, éventails et bijoux de pacotille, tous à l’effigie de “The Lady”, sont en vente sur des tables de fortune, attirant l’œil des passants.