«Pentagon papers»: un remontant pour la presse

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Aux États-Unis, le film de Steven Spielberg, conçu et produit à toute vitesse, doublement nommé aux oscars, a été reçu comme une réponse à Donald Trump. Dès sa campagne, le président américain a désigné la presse comme une ennemie. Et il continue de plus belle.

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New York (États-Unis), de notre correspondant.– Regarder The Post – titre américain du nouveau film de Steven Spielberg – dans un cinéma outre-Atlantique a constitué pour moi une expérience fascinante : dans la salle où je l’ai vu, le public a applaudi chaleureusement lorsque la patronne du Washington Post, Katharine Graham, incarnée par Meryl Streep, autorise malgré les menaces judiciaires de l’administration Nixon la publication des fameux « Pentagon Papers », 7 000 pages d’un rapport confidentiel du département de la défense mettant en cause la stratégie américaine au Vietnam. Comme une libération, un soulagement.