Burkina Faso : les quatre leçons d’un coup d’Etat avorté

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Le président de la transition Michel Kafando est revenu à son poste à Ouagadougou. L'échec des putschistes devrait être un avertissement à tous ceux tentés de faire la même chose dans la région, militaires rétifs ou chefs d'État désireux de prolonger leur mandat.

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Le président (de transition) du Burkina Faso a certes perdu son siège pendant quelques jours mais pas son éloquence. En retrouvant ses fonctions mercredi 23 septembre 2015 après la conclusion d’un accord avec les putschistes emmené par le général Gilbert Diendéré, Michel Kafando s’est fendu d’une belle déclaration : « Dans le malheur nous avons lutté ensemble, dans la liberté nous triomphons ensemble. À présent, libre de mes mouvements, je reprends du service. Et par là même, je m’affirme en la légitimité nationale. La transition est ainsi de retour et reprend à la minute même l’exercice du pouvoir d’État. L’a-t-elle d'ailleurs jamais perdu ? Non, vu la clameur nationale contre les usurpateurs, vu la réprobation internationale contre l’imposture, c’est l’aveu même que le gouvernement de transition que vous avez librement choisi, et en qui vous avez totalement mis votre confiance, est resté le seul à incarner la volonté du peuple souverain » (voir l’intégralité de sa déclaration sous l’onglet Prolonger).