Jusqu’à présent, il n’y avait que dans les James Bond que l’on pouvait suivre les faits et gestes des espions en direct. Autrefois, on apprenait les défections des années plus tard, lorsqu’un rapport confidentiel était déclassifié. Les exfiltrations n’étaient révélées que dans des ouvrages paraissant longtemps après les faits. Mais voilà que l’affaire Edward Snowden inflige au monde de l’ombre la même accélération que les technologies de l’information ont imposée au reste de la planète depuis deux décennies.