L'assassinat d'un député d'opposition plonge la Tunisie dans la crise

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Six mois après l'assassinat de Chokri Belaïd, l'une des figures de l'opposition en Tunisie, un autre responsable politique a été tué, jeudi à Tunis. Il s'agit là aussi d'un militant de la gauche laïque, Mohamed Brahmi. Une grève générale devait toucher le pays ce vendredi.

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Six mois après l'assassinat, le 6 février, de Chokri Belaïd, l'une des grandes figures de l'opposition en Tunisie, un autre responsable politique a été tué par balles, jeudi en fin de matinée, devant son domicile à Tunis. Il s'agit là aussi d'un militant de la gauche laïque, Mohamed Brahmi. Cet homme de 58 ans, originaire de Sidi Bouzid, là où a débuté la révolution tunisienne, arrêté en 1981 et en 1986, député à l'Assemblée nationale constituante, était le coordonnateur d'un petit parti d'opposition, se définissant comme nationaliste arabe nassérien, le Mouvement du peuple ou Haaket Echaab.