En Egypte, le régime réprime la colère contre Sissi

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Pour la première fois depuis l’accession au pouvoir du dictateur Al-Sissi, des manifestations et des rassemblements anti-gouvernementaux, réclamant le départ du président, ont eu lieu en Égypte. Aux abois, le régime use de son arme principale, la répression, pour étouffer le mouvement. Plus de 1 400 personnes ont été arrêtées depuis vendredi 20 septembre.

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«Erhal Sissi ! Erhal ! » (« Dégage Sissi ! Dégage ! ») Crier ces quelques mots en pleine rue dans l’Égypte d’aujourd’hui, étranglée par le dictateur Abdel Fattah al-Sissi, revient à risquer sa vie. Vendredi 20 septembre, dans la soirée, plusieurs centaines d’Égyptiens ont bravé ce danger au Caire, la capitale, et, en province, dans d’autres villes du pays.