Sur la route des Balkans, les exilés sont filtrés selon leur nationalité

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Dans les Balkans, les frontières s'ouvrent devant les réfugiés en fonction de leur nationalité. Ce  filtrage contrevient à la Convention de Genève. Des Iraniens bloqués en Grèce se cousent les lèvres en signe de protestation. L'UE se tait mais Manuel Valls l'appelle à ne plus accueillir de migrants.

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Sur la route périlleuse qui les mène en Europe, les exilés avancent désormais à des rythmes différents selon qu’ils sont syriens, afghans, soudanais ou iraniens. Un système discriminatoire est en train de se mettre en place avant même l’examen de leur situation personnelle sans que les autorités européennes ne s’en offusquent, voire avec leur aval. Il se déploie à plusieurs niveaux : aux bordures extérieures de l’Union européenne ainsi qu’aux frontières des pays des Balkans.