Un week-end avec John le Carré  

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L’auteur de L’espion qui venait du froid est mort le 12 décembre. En mars 2004, alors qu’il venait de prendre publiquement position contre l’engagement de Londres aux côtés de Washington dans la guerre d’Irak, René Backmann s’était rendu chez lui pour comprendre les raisons de cette intrusion inhabituelle dans le débat géopolitique.

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En mars 2004, j’ai passé un week-end avec John le Carré dans les Cornouailles où il vient de mourir à 89 ans. Les éditions du Seuil s’apprêtaient à publier son dix-neuvième roman, Une amitié absolue (Absolute Friends), et je voulais l’interroger sur la genèse de ce livre dont l’action couvrait près de quarante ans, depuis les manifestations étudiantes de Berlin, à la fin des années 1960, jusqu’à l’irruption du fanatisme islamique dans l’Occident de l’après-guerre froide.