Argentine: les délicats premiers jours du péroniste Alberto Fernández au pouvoir

Par Camille Audibert

Élu fin octobre à la tête d’une vaste coalition de gauche, le nouveau président péroniste a fait adopter une série de mesures dites d’urgence sociale et économique. L’enjeu, pour lui, est d’améliorer le quotidien des personnes les plus affectées par la crise sans provoquer de déséquilibre budgétaire. Alberto Fernández s’est engagé à retrouver la croissance avant de rembourser la dette contractée auprès du FMI.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Buenos Aires (Argentine), correspondance.–  Le thermomètre frise les 40 °C. La fumée émanant des points de vente de saucisses, la chaleur du bitume et la densité de la foule achèvent de créer la touffeur brute de ce mardi 10 décembre, journée d’investiture du président Alberto Fernández. Le péroniste, élu le 27 octobre avec l’ancienne présidente Cristina Kirchner comme colistière, a appelé à une « fête populaire », devant le palais présidentiel, organisée autour d’une série de concerts et de discours.