La Tunisie réveille l'espoir démocratique

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À l’heure où les voisins libyen et égyptien sombrent dans la violence et l’autoritarisme, l’adoption d'une nouvelle constitution marque une étape importante dans le cheminement du pays vers un idéal démocratique unique dans la région.

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C’est un nouveau pas, décisif, sur le chemin de la construction démocratique tunisienne. Une étape qui, plus largement, prend valeur d'exemple et fait mentir tous ceux qui ne voyaient que régression, confusion et désespoir dans les révolutions arabes. Ce dimanche 26 janvier, les députés ont adopté une nouvelle Constitution, qui prendra la suite de celle votée le 1er juin 1959, suspendue en mars 2011 (lire ici notre analyse des principaux articles et le texte intégral traduit en français). Dimanche, le chef du gouvernement, Mehdi Jomaa (indépendant), a formé une nouvelle équipe. À charge pour le gouvernement et l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) de mener le pays vers de nouvelles élections. Peu à peu, la Tunisie se met en ordre de marche.