L'Irak prêt à aider au rapatriement des djihadistes étrangers

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L'Irak est disposé à aider au rapatriement des djihadistes étrangers capturés par les Forces démocratiques syriennes (FDS) pendant la campagne militaire menée en Syrie contre le groupe Etat islamique (EI), a déclaré mardi le Premier ministre irakien.
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BAGHDAD (Reuters) - L'Irak est disposé à aider au rapatriement des djihadistes étrangers capturés par les Forces démocratiques syriennes (FDS) pendant la campagne militaire menée en Syrie contre le groupe Etat islamique (EI), a déclaré mardi le Premier ministre irakien.

S'exprimant lors de sa conférence de presse hebdomadaire, Adel Abdoul Mahdi a ajouté que son pays était sinon prêt à juger lui-même les combattants de l'EI accusés d'avoir commis des crimes.

"Certains pays pourraient demander à l'Irak de les aider à rapatrier certains de leur ressortissants de Daech (acronyme arabe de l'EI, NDLR), comme la France par exemple", a-t-il dit.

"L'Irak est disposé à transférer ces personnes dans leurs pays d'origine", a-t-il ajouté, précisant que son pays devait "remplir ses devoirs et ses obligations".

Un officier irakien en poste près de la frontière syrienne a déclaré cette semaine à Reuters que les FDS, qui combattent l'EI avec l'appui de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, ont remis à l'Irak plus de 20 djihadistes étrangers, dont 14 Français.

Emmanuel Macron, s'exprimant lundi lors de la visite à Paris du président irakien Barham Saleh, a refusé de dire si des djihadistes français avaient été remis aux autorités irakiennes.

Le président français a déclaré mardi qu'il n'y avait pas de programme de retour des djihadistes français, ajoutant que ceux-ci devaient être jugés dans le pays où ils sont accusés.

Selon des sources françaises, quelque 150 ressortissants français, dont une cinquantaine d'adultes, seraient détenus ou retenus dans le nord-est de la Syrie par les FDS.

Opposée de longue date à leur retour sur le sol français, la France a changé de stratégie en début d'année après l'annonce d'un retrait des troupes américaines de Syrie qui fait craindre une dispersion et une fuite d'un millier de combattants, notamment vers l'Europe.

Afin d'éviter que ces djihadistes ne se retrouvent "dans la nature", Paris a exprimé sa "préférence" ces dernières semaines pour leur rapatriement et assure qu'une fois sur le territoire français ils seront immédiatement jugés et poursuivis.

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