A Delhi, les ultranationalistes hindous mettent des quartiers musulmans à feu et à sang

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Pendant la première visite officielle de Donald Trump en Inde, des gangs ultranationalistes ont semé le chaos dans une partie de la capitale.

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Tandis que Melania Trump, mardi 25 février, assistait poliment à un « cours sur le bonheur » dans la classe d’une école primaire du sud chic de Delhi, des échos de « Jai Shri Ram ! » (« Victoire au dieu Rama ! ») annonçaient l’entrée de jeunes mercenaires armés et chauffés à blanc dans des quartiers musulmans à une dizaine de kilomètres. L’expression sanskrite de révérence à la divinité hindoue est devenue le cri de ralliement des fidèles du parti BJP, qui, depuis son arrivée au pouvoir en 2014, œuvre par tous les moyens à l’avènement d’une Inde dominée par une idéologie hindoue extrémiste. Depuis dimanche, un carnage sanglant qui a embrasé le nord-est de Delhi a entraîné la mort de 36 civils, un chef de la police et un agent du renseignement intérieur. Des centaines de personnes ont été grièvement blessées.