« Ce qui fait le lit du djihadisme, c’est le déni de démocratie »

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Spécialiste de la mouvance djihadiste, Wassim Nasr bat en brèche l’idée d’une offensive concertée de l’État islamique, de la Somalie au Koweït, de la Tunisie à la France. Il estime en outre que les États occidentaux, dont la France, font le lit du djihadisme en préférant les dictatures aux forces issues des scrutins démocratiques. Entretien.

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Est-on en face d’une offensive générale de l’État islamique ? Doit-on s’attendre à de nouveaux attentats dans les jours à venir ? « Il faut arrêter de se mettre la tête dans le sable, il est temps de regarder la mouvance djihadiste telle qu’elle est, telle qu’elle se construit », préfère Wassim Nasr. Ce spécialiste de la mouvance djihadiste, par ailleurs journaliste pour la chaîne France 24, bat en brèche l’idée d’une offensive concertée de l’État islamique. Il estime que les États européens, dont la France, font le lit du djihadisme en préférant les dictatures aux forces issues des scrutins démocratiques. « Qu’est-ce que l’on a à vendre, nous, en Occident ? C’est "liberté, égalité, fraternité". Si l'on se désavoue soi-même sur ces principes-là en soutenant les dictatures, qu’est-ce qui reste ? » Entretien.