En Tunisie, le « coup constitutionnel » est salué par une population qui reste vigilante

Les mesures décidées par le président de la République Kaïs Saïed dimanche 25 juillet, parmi lesquelles le limogeage du chef du gouvernement et la suspension des activités du Parlement, font suite à une crise politique qui dure depuis de longs mois en Tunisie. Si beaucoup de Tunisiens ont acclamé ce coup de maître, tout le monde craint aussi la concentration des pouvoirs aux mains d’un seul.

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Tunis (Tunisie).– « À bas le système ! », « Ghannouchi dégage ! » Devant le Parlement tunisien lundi 26 juillet, les slogans visent le parti islamo-conservateur Ennahda. Le chef du parti et aussi président de l’Assemblée a tenté dimanche d’entrer au Parlement, barricadé par l’armée, et il a entamé un sit-in avec ses militants devant les grilles, tandis que de l’autre côté des barrages policiers, des centaines de personnes ont afflué pour soutenir les décisions du président de la République et manifester contre le parti Ennahda.

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