Macron accueilli en grande pompe au Caire par Sissi

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Emmanuel Macron a été accueilli en grande pompe lundi au Caire par le président Abdel Fattah al Sissi au deuxième jour de sa visite officielle en Egypte, allié "stratégique" de la France dans la lutte contre le terrorisme mais décrié pour ses violations des droits de l'Homme.
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LE CAIRE (Reuters) - Emmanuel Macron a été accueilli en grande pompe lundi au Caire par le président Abdel Fattah al Sissi au deuxième jour de sa visite officielle en Egypte, allié "stratégique" de la France dans la lutte contre le terrorisme mais décrié pour ses violations des droits de l'Homme.

Salve de 21 coups de canon, tapis rouge et hymnes nationaux : moins de 12 heures après avoir durci le ton sur la question des libertés individuelles, le chef de l'Etat français a passé en revue avec son homologue et sous le soleil les troupes, avant un salut au drapeau au palais présidentiel.

Les deux hommes devaient se retrouver ensuite pour un entretien en tête à tête avant une cérémonie de signature d'accords - au total une trentaine d'accords, de protocoles ou de contrats seront signés selon l'Elysée pour plus d'un milliard d'euros.

Dimanche soir, lors d'une rencontre avec des journalistes au Caire, Emmanuel Macron qui, en octobre 2017, avait refusé de donner des leçons à l'Egypte, a annoncé son intention de parler "plus ouvertement" de la question des droits de l'Homme.

Il doit tenir une conférence de presse avec Abdel Fattah al Sissi à l'issue de la cérémonie de signatures, avant un déjeuner de travail. Une rencontre avec des représentants de la société civile et des ONG égyptiennes est également à l'étude.

Ces dernières semaines, les ONG ont accentué la pression sur Emmanuel Macron pour qu'il dénonce lors de sa visite "les atteintes aux droits humains en Égypte" et qu'elle "suspende les livraisons d’armes qui pourraient être utilisées pour commettre de telles violations".

Dans un nouveau communiqué publié lundi, huit ONG, parmi lesquelles Amnesty ou la FIDH, réitèrent ces demandes et appellent également le chef de l'Etat à demander "la libération de tous les prisonniers injustement détenus".

En amont de la visite, l'Elysée a fait savoir qu'aucun contrat militaire ne serait annoncé ou signé lors de ce déplacement tout en soulignant qu'il n'était pas exclu que l'option sur 12 avions de combat Rafale se finalise "dans les prochaines semaines".

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