Après un mois de trêve, l'opposition syrienne est de plus en plus éclatée

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La trêve est entrée dimanche 27 mars dans son deuxième mois, tandis que l'armée syrienne a repris Palmyre à l'État islamique. Les États-Unis et la Russie se retrouvent autour d'une même volonté de contraindre Bachar al-Assad à accepter une issue politique au conflit – mais sans faire grand cas des souhaits des Syriens en matière de régime politique. 

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Alors que la trêve entre le régime de Damas et les principaux groupes armés rebelles est entrée dimanche dans son deuxième mois, une nouvelle donne militaire, diplomatique et politique semble sur le point de bousculer les rapports de force dans le conflit syrien. Après trois semaines de combats, l’armée syrienne, qui avait pratiquement abandonné Palmyre sans combattre en mai 2015, a repris le contrôle de la ville, livrée depuis onze mois à la férule fanatique, au vandalisme et au pillage des djihadistes de l’État islamique (EI). L’aviation, l’artillerie et les forces spéciales russes, demeurées sur le terrain malgré l’annonce par Vladimir Poutine du retrait de son corps expéditionnaire, le 14 mars, ont joué un rôle décisif dans cette offensive.