Afghanistan : le retrait « trop abrupt » des troupes internationales

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Le 31 décembre à minuit, les derniers soldats des unités de combat de la Force internationale d’assistance à la sécurité de l’Afghanistan auront officiellement quitté le pays. Les nouveaux dirigeants afghans doivent désormais affronter seuls l’offensive des talibans. Trois ans après le retrait précipité d’Irak et plus de quarante ans après l’échec de la « vietnamisation », Washington a du mal à tirer les leçons de ses erreurs stratégiques. 

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Dans quelques jours – le 31 décembre à minuit –, les derniers soldats des unités de combat de la Force internationale d’assistance à la sécurité de l’Afghanistan (FIAS) auront officiellement quitté l’ancien « Royaume de l’insolence ». Créée en décembre 2001 par l’Otan, en application de la résolution 1386 du Conseil de sécurité des Nations unies, cette force dont les effectifs ont compté, à leur apogée en 2011, jusqu’à 131 000 militaires venus de 49 pays, dont 100 000 Américains, avait pour mission de sécuriser Kaboul et ses environs et de soutenir l’Autorité intérimaire afghane. Il s’agissait de découvrir et de détruire les multiples bases d’Al-Qaïda, dispersées dans le pays et d’assurer la survie du nouveau pouvoir installé par Washington après l’effondrement du régime des talibans, abattu en deux mois, fin 2001, par l’opération Enduring freedom des États-Unis et de leurs alliés.