Au Brésil, les héritières de Marielle Franco s’organisent

Par Sarah Benichou et Juliette Rousseau

La conseillère municipale noire et lesbienne, issue d’une favela et figure militante des droits humains, assassinée en 2018, continue d’inspirer. Des militantes de São Paulo ont réussi à imposer une présence collective dans les instances municipales lors des élections de 2020. Pour certaines, au risque de leur vie.

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São Paulo (Brésil).– « Jusqu’à très récemment, les seules femmes noires qui entraient dans ce bâtiment, c’était pour y faire le ménage », ironise la militante afro-féministe Carolina Iara, surplombée par l’immense tableau figurant la création des institutions de São Paulo qui trône au centre des regards de la salle du conseil municipal. Absentes de la précédente mandature, quatre femmes noires sont entrées au conseil municipal pauliste à l’issue du scrutin de novembre 2020. Leur présence est ainsi passée de 0 à… 7 %.