Hollande et ses guerres (2/3): en Syrie et en Irak, une opération inutile et sans moyens

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Après les opérations décidées par François Hollande en Afrique, les interventions en Irak et en Syrie s’avèrent plus que discutables. Elles obligent l’état-major à disperser sur plusieurs théâtres de conflit les moyens humains, matériels, financiers très limités dont il dispose. À ce jour, la France n'en retire aucun bénéfice stratégique ou diplomatique.

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Dans les entretiens qu’il a accordés au journaliste américain Jeffrey Goldberg, et qui nourrissent un long article – titré « La doctrine Obama » – publié dans le numéro d’avril du mensuel The Atlantic, le président américain revient sur l’épisode, désormais célèbre, du différend franco-américain de l’été 2013 à propos des frappes envisagées sur la Syrie. Alors que Barack Obama avait prévenu, un an plus tôt, que l’utilisation d’armes chimiques par Bachar al-Assad constituerait une « ligne rouge », il avait refusé de s’associer aux frappes voulues par Paris pour punir Bachar al-Assad d’avoir utilisé, le 21 août, des armes chimiques contre la population d’une région proche de Damas.