Talibans, Ben Laden, arsenal nucléaire: le cocktail explosif du Pakistan

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L'armée pakistanaise a mené, mercredi 29 avril, une opération militaire dans le district de Buner, où des Talibans s'étaient infliltrés la semaine dernière, continuant leur progression vers Islamabad, la capitale. Face à la forte poussée islamiste, le gouvernement d'Ali Asif Zardari peine à adopter une position claire. Sous la pression de la communauté internationale, le président semble vouloir revenir sur l'accord de paix scellé en février avec les Talibans. Le veuf de Benazir Bhutto a du mal à fédérer les forces d'un pays morcelé, tandis que les Etats-Unis s'inquiètent de l'arsenal nucléaire pakistanais.

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Les pressions internationales ont finalement porté leurs fruits. Le Pakistan a pris la décision, mercredi 29 avril, de «reprendre les villes aux mains des Talibans» pour contenir la progression islamiste vers Islamabad, la capitale. «Le gouvernement a fait preuve de patience mais il n'y avait pas d'autres moyens que de lancer une opération», se justifie le général Abbas, porte-parole de l'armée pakistanaise, dans le New York Times.