Al-Baghdadi, le «calife de Mossoul», passe au désert

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Celui que l’on surnomme « le fantôme » vient de réapparaître dans une vidéo. Le chef de l’État islamique se félicite des attentats du Sri Lanka, annonce une longue bataille contre l’Occident, désigne la France comme ennemi principal. Mais il apparaît plus comme un homme traqué que comme un chef de guerre.

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Sur la vidéo, il a perdu beaucoup de sa superbe. Il n’est plus cette majesté qui montait cérémonieusement, une kalachnikov à la main et enveloppé d’un magnifique thob (manteau traditionnel), les marches de la chaire de la vieille mosquée Al-Nouri de Mossoul, dans le nord de l’Irak, depuis laquelle il allait s’adresser au monde pour lui signifier que le califat était rétabli, qu’il en était l’incarnation et que tous les musulmans devaient lui « obéir ».