De l’«islamisme», et de ses pourfendeurs

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Censé définir l’ensemble des organisations politiques se référant à l’Islam, le mot « islamisme » ne constitue au mieux qu'un terme fourre-tout ; au pire, un concept dont le caractère flou sert d’épouvantail à ses pourfendeurs, prompts à brandir une menace dont ils sont incapables de préciser les contours.

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L’islamisme n’existe pas. En tant que concept unique, uni et indifférencié, c’est un mirage, un raccourci, une illusion intellectuelle bon marché. Il n’y a rien, aucun texte, aucune doctrine, aucune influence, sinon la référence au Coran et à la littérature prophétique, qui permette d’unir en un seul et même champ les musulmans marxistes des manifestations turques de 2013, l’État islamique/Daech présent en Syrie et en Irak, les Frères musulmans en Égypte, le parti Ennahda en Tunisie, et jusqu’aux djihadistes auteurs des attentats de Paris.