Les homosexuels victimes de persécutions sont «obligés de quitter la Tchétchénie»

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Rencontre avec Irina Gordienko, l’une des deux journalistes de Novaïa Gazeta à avoir révélé en avril la vague d’arrestations arbitraires dont étaient victimes les homosexuels de Tchétchénie.

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Son journal a été menacé par Ramzan Kadyrov lui-même, mais elle n’a rien changé à son travail. Irina Gordienko, l’une des deux auteures des enquêtes publiées en avril sur les persécutions visant les homosexuels en Tchétchénie, ne semble pas impressionnée outre mesure par les propos du président tchétchène, lequel a déclaré que Novaïa Gazeta déshonorait sa république et insultait l’islam. C’est une provocation, a-t-il dénoncé, répétant qu’il n’y avait pas de gays en Tchétchénie. Il exige, depuis, que les journalistes s’excusent à genoux devant lui… « Il a de l’espoir ! », s’amuse Irina.