Le scrutin qui déchire l’Espagne

Par

Les indépendantistes catalans sont persuadés qu’ils parviendront à organiser leur référendum dimanche, sur l’indépendance de leur « pays ». Mais les forces de l’ordre risquent de paralyser la consultation interdite par Madrid.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

  • 1 – Tension maximale pour un vote incertain

Une seule certitude, à quelques heures du scrutin : on connaît depuis fin juin la question que l’exécutif catalan veut soumettre à la population : « Voulez-vous que la Catalogne soit un État indépendant sous forme de république ? » Pour le reste, c’est une plongée totale dans l’inconnu. Selon Madrid, le référendum n’aura pas lieu, puisqu’il est interdit : le Tribunal constitutionnel l’a déclaré illégal. Mais le gouvernement catalan de Carles Puigdemont, lui, assure qu’il se déroulera et refuse de reconnaître la légitimité du Tribunal, qu’il juge inféodé au Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol. « Le référendum aura lieu, parce que les gens veulent voter. Il n’y a aucune solution qui puisse faire l’impasse sur le fait que les citoyens de Catalogne doivent valider n’importe quel accord », martèle Puigdemont, qui se rêve en héraut de la démocratie.