La gauche tunisienne dans la tourmente

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Visés directement par le gouvernement lors des protestations sociales qui ont eu lieu entre le 7 et le 14 janvier, les partis de gauche peinent à former une réelle opposition qui drainerait toutes les tendances et les mouvements de jeunes.

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Tunis (Tunisie), de notre correspondante.– « Les mouvements gauchistes instrumentalisent les protestations sociales » : l’accusation a été portée à de multiples reprises durant la semaine de protestations qui a secoué la Tunisie, juste avant le septième anniversaire de la révolution, le 14 janvier. Si les mouvements sociaux se sont ensuite brusquement essoufflés, c’est désormais la perspective des élections municipales, prévues en mai 2018, qui cristallise les débats. Les partis politiques vont-ils capitaliser sur la colère sociale, ou celle-ci jouera-t-elle en leur défaveur, les électeurs préférant l’abstention ?