Bande de Gaza: la société civile est en première ligne

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En choisissant de s’effacer provisoirement derrière la mobilisation populaire, le Hamas est peut-être en train de prendre le contrôle d’une stratégie de désobéissance civile, qui pourrait éclipser le processus de paix. Et qui risque de s’étendre à la Cisjordanie, si la répression israélienne se poursuit.

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Une nouvelle page de la lutte des Palestiniens pour la reconnaissance de leurs droits à la liberté, à l’indépendance et à un État a peut-être été tournée, vendredi 30 mars, dans la bande de Gaza. Trente et un an après l’explosion, au même endroit, de la première intifada, qui avait révélé l’invention d’une nouvelle forme de résistance à l’occupation et à la colonisation, l’afflux, par dizaine de milliers, de manifestants palestiniens pacifiques vers la barrière métallique qui sépare la bande de Gaza du territoire israélien ressemble fort à la naissance d’une stratégie nouvelle : la désobéissance civile massive et non violente.