En Algérie, un cinquième mandat du président Bouteflika n’est plus une blague

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À six mois d’une présidentielle marquée par l’incertitude entourant son état de santé, Abdelaziz Bouteflika, qui n’a pas parlé aux Algériens depuis mai 2012, est poussé à se représenter. Il incarne pourtant un pouvoir à bout de souffle, qui plonge le pays dans une crise grave et profonde.

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C’est tout à la fois le tabou et la blague suprêmes en Algérie et au-delà. Abdelaziz Bouteflika, l’invisible président, cloué dans son palais médicalisé, et ponctuellement de sortie en fauteuil roulant et costume trois-pièces pour prouver au peuple qu’il respire encore, sera-t-il candidat à sa succession en avril 2019 ? À cette date, il aura 82 ans, dont 20 à la tête du pays, et sa mauvaise santé – objet de tant de spéculations depuis qu’elle a été fragilisée par un accident vasculaire cérébral en 2013 – ne devrait vraisemblablement pas s’être améliorée.