Les associations de défense des mal-logés doivent être reçues mercredi 10 novembre par François Fillon. Alors que la crise frappe de plein fouet leurs usagers, leurs budgets sont réduits.
A la veille du G20 de Séoul, le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a proposé de réintroduire l'or dans une équation monétaire internationale dominée par le désordre et la «guerre des monnaies». Tout le contraire d'un coup de tête, alors même que les marchés plébiscitent le métal jaune.
Le Conseil constitutionnel valide la réforme des retraites. Rien n'interdit plus sa promulgation. Mais le gouvernement va devoir l'amputer des articles sur la médecine du travail, jugés «inconstitutionnels».
Une nouvelle journée (la dernière sans doute) contre la réforme des retraites aura lieu le 23 novembre. Cette fois, pas d'appel formel à la grève ni aux manifestations. Mais un mot d'ordre fourre-tout, qui permet de sauver les apparences de l'unité.
Dans son dernier rapport, le FMI se livre à un nouvel exercice de contorsionniste. Bilan des opérations: mieux vaut reporter l'austérité à plus tard, pour conforter la reprise. Le Fonds de «DSK» confirme ainsi son très prudent virage sur le sujet, amorcé début octobre.
Après deux mois de manifestations contre la réforme des retraites, les socialistes ont retissé le lien distendu avec le mouvement social en peinant toujours à incarner une véritable alternative politique.
La Réserve fédérale des Etats-Unis a plongé de nouveau mercredi 3 novembre dans les eaux de l'assouplissement quantitatif. Cette fuite en avant sanctionne l'échec relatif de la relance budgétaire keynésienne et un curieux aveuglement dans le diagnostic de la crise.
Des études d'opinion commandées en dépit des procédures? Et alors? Le parquet de Paris vient de décider que l'immunité présidentielle protégeait également les collaborateurs du président et les bénéficiaires des contrats, en l'occurrence Patrick Buisson, conseiller ès sondages de Nicolas Sarkozy. Affaire classée.
Même si la mobilisation a été en nette baisse, le vote de la loi n'a pas mis fin à la contestation. Les syndicats cherchent la sortie d'un mouvement social déroutant, multiforme et qui reste populaire.
La détaxation des heures sup était l'emblème du «travailler plus pour gagner plus» sarkozyste. Trois ans après sa mise en œuvre, une étude économique en démontre l'«inefficacité», l'«injustice», ainsi que le coût faramineux pour le budget de l'Etat.