Lors des dernières mobilisations sociales, l'essence n'avait pas manqué. Cette fois, les salariés des raffineries sont les moteurs du conflit. Explications.
Trois universitaires réunis au Centre d'histoire sociale du XXe siècle, Danielle Tartakowsky, Michel Pigenet et Jean-Marie Pernot, analysent cette grève que la droite française ne saurait voir. S'adaptant à la société du spectacle, défensive ou offensive, générale ou généralisée, la grève vit et ne se rend pas. Entretien vidéo.
Face à l'intransigeance du gouvernement, les syndicats cherchent des sorties possibles. Des blocages dans certains secteurs? Des journées d'action à répétition? L'unité entre syndicats survivra-t-elle au vote de la loi au Sénat? Réponse des intéressés, et analyse de trois chercheurs.
Pour sortir de la crise, tous les pays ont choisi la même politique: exporter à tout prix, en s'aidant de sa propre monnaie. Les Etats-Unis donnent le ton en optant pour un affaiblissement systématique du dollar. La bataille monétaire fait rage et le vaincu est déjà connu: l'euro, devenu variable d'ajustement de tous les désordres monétaires.
Des dizaines de milliers de lycéens qui manifestent, la quasi-totalité des raffineries bloquées, des appels à la grève reconductible. Avant deux nouvelles journées d'actions, le conflit se durcit.
Après une enquête fouillée, la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) dément les révélations faisant état d'un «fichier de Roms» dans la gendarmerie. Mais la CNIL a révélé d'autres illégalités...
La décision du Conseil constitutionnel de valider, contre l'avis explicite des rapporteurs, les comptes de campagne d'Edouard Balladur en 1995 ne passe pas. Les socialistes demandent au Conseil de s'expliquer.
A Paris, ils étaient 330.000 selon les syndicats. 89.000 selon la police. L'écart entre police et manifestants reste immense. Mediapart a compté. Surprise: les chiffres évoqués par les syndicats sont largement surestimés.
Du fait du pouvoir, ce mouvement social devient très politique. Il pose d'embarrassantes questions au PS, qui ne sait que faire de cette mobilisation sauf à lui demander d'attendre la présidentielle de 2012.