Nouveau krach à Wall Street jeudi, nouvel effondrement des bourses asiatiques vendredi 10 octobre (-10% pour l'indice Nikkei au Japon), nouveaux projets de nationalisations de banques... Peut-on, en plein paroxysme, établir un état des lieux qui permette de penser la sortie de crise et la prévention de la suivante? Peut-on éviter la double impasse de l'utopie radicale et de la passivité complaisante? Deux économistes et un expert comptable de renom s'y sont essayés devant la commission des finances de l'Assemblée. Compte rendu. Lire aussi
Le parti socialiste change de braquet
Mediapart vous propose une édition spéciale pour comprendre l'état de panique qui s'installe dans les milieux économiques. Cliquez sur les liens pour accéder directement aux articles suivants:A l'Assemblée, Fillon tente de rassurerLes normes comptables, pousse-au-crime ou bouc émissaire?Les pays en développement sont touchés à leur tourQuand la France appelait l'Arabie saoudite à son secoursSarkozy et Fillon jouent les pères-la-confianceUn appel des socialistes européens contre la "dérégulation des marchés"L'encombrant héritage de la gaucheL'Europe en ordre dispersé
L'Assemblée nationale a débattu, mercredi 8 octobre, de la crise financière et de la politique du gouvernement. Les socialistes ont profité de l'occasion pour avancer certains propositions et formuler des critiques. Mais elles pâtissent d'un lourd handicap: une partie des déréglementations de ces vingt dernières années est due à des gouvernements de gauche.
Ni KO, ni gaffe. Mais le candidat démocrate distance son adversaire qui apparaît «grincheux» et peu clair dans ses réponses aux électeurs. Lire notre dossier:
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Au Texas, une Amérique des tristes records
Notre grand reportage: à quoi rêve le Kansas?
Alors que les deux postulants à la Maison Blanche s'apprêtent à débattre pour la deuxième fois dans la nuit de mardi à mercredi, le candidat républicain a annoncé qu'il allait laisser tomber les gants. À moins d'un mois du scrutin, alors qu'il décroche dans les sondages, John McCain estime que son unique chance est d'attaquer Barack Obama sur sa personnalité.
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Voir aussi le reportage photos de Mona Reeder (primé au dernier festival Visa pour l'image) sur la pauvreté aux Etats-Unis:
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Les résolutions du mini-sommet de l'Elysée samedi, qui n'ont souvent fait qu'entériner des pratiques déja mises en œuvre sous la pression brutale des événements de la crise financière, vont maintenant subir l'épreuve de la réalité. Par-delà l'indispensable sauvetage des systèmes bancaires en Europe, qui se fera en ordre dispersé, la construction européenne, dix ans après la naissance de l'euro, affronte un "test de stress" d'une force sans précédent.Sur les décisions du week-end eu égard à la crise financière, lire aussi:Le plan en six points des Européens Fortis, le temps du chacun pour soiEt l'interview de l'économiste à l'OFCE, Eloi Laurent: A mort la croissance verte?
En pleine crise financière, les heures supplémentaires ne feront pas la une des journaux. N’empêche: une fois de plus, une note officielle, émanant de la Dares, le service statistique de Bercy et du ministère de l’emploi, laisse à penser que le dispositif d’exonérations des heures supplémentaires, mis en place depuis un an pour encourager le «travailler plus pour gagner plus», est loin de porter ses fruits. Démonstration.
Le débat entre les deux postulants à la vice-présidence a permis de confirmer les états de service de chacun: Sarah Palin est une fausse populiste dont le style convainc une partie de l'électorat et énerve l'autre ; Joe Biden est sérieux et pugnace, mais sans le charisme de son co-listier. En bref, un débat sans KO ni coups durs. Pendant ce temps, McCain, en grande difficulté, réorganise sa campagne dans quelques Etats clés.
Le président de la République a lancé ce jeudi matin les états généraux de la presse écrite qui pendant deux mois vont se pencher sur l'état de ce secteur. Un discours habile, mais qui cache une vraie stratégie: en finir avec les lois empêchant la concentration des titres. Et une phobie: Internet.
Un spectre hante les couloirs des banques centrales et les corridors du pouvoir aux Etats-Unis et en Europe: celui de la trappe à liquidité, dont fut victime le Japon dans les années 1990, après l'éclatement de sa propre bulle spéculative. Un parallèle fascinant et plein d'enseignements.