Des dizaines de personnes placées sur écoute, plus d’un millier de discussions retranscrites, plus de 85 000 conversations et messages interceptés, plus de 16 ans de temps cumulé de surveillance téléphonique : l’information judiciaire ouverte en juillet 2017 est une machine de renseignements sur le mouvement antinucléaire de ce village de la Meuse, selon les documents qu’ont consultés Reporterre et Mediapart.
Des milliers de professionnels de santé et de pompiers sont contaminés. Certains souffrent et meurent. D’autres continuent à travailler, et propagent le virus. L’AP-HP envisage pourtant de systématiser ce fonctionnement, selon une note obtenue par Mediapart.
Nul ne sait combien de soignants sont morts du Covid-19. Et nul ne sait combien auraient pu y échapper s’ils avaient bénéficié des protections nécessaires. Pour rendre hommage à ces infirmiers, médecins, aides-soignants, Mediapart a décidé de les raconter.
Plus de 1 300 défunts sont déjà passés par la morgue provisoire de Rungis, où les cercueils sont même déplacés au transpalette, d’après nos informations. Interdit à la presse, le hangar est géré par un opérateur funéraire, OGF, dont les tarifs ont choqué des familles. C’est pourtant l’État qui l’a choisi. Une inspection est en cours.
Géant controversé de l’agro-industrie brésilienne, JBS fournit abondamment les rayons boucherie de Carrefour et Casino au Brésil. Malgré ses engagements, JBS continue de travailler avec des fermes impliquées dans la déforestation en Amazonie.
Quatre hommes ont accusé un commandant divisionnaire de la Vienne de les avoir agressés sexuellement entre 2006 et 2011. Après un non-lieu rendu l’an dernier, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Poitiers vient de demander sa mise en examen.
Les masques FFP2, les plus protecteurs face à la pandémie, sont ceux qui manquent le plus aux soignants, contaminés par milliers. Dans le même temps, les entreprises en consomment d’importantes quantités, à tel point que des salariés de Renault ou Michelin sont mieux équipés que les hospitaliers.
Autorisée par le gouvernement depuis le 26 mars, l’hydroxychloroquine a provoqué, selon nos informations, au moins 83 cas de troubles cardiaques graves et plusieurs décès.
L’épidémie et le confinement agissent comme un révélateur de la pauvreté et de l’archaïsme de notre justice. Ce service public est-il encore assuré, ou est-il entièrement confiné ?
En plein état d’urgence sanitaire, les citoyens se tournent vers le Conseil d’État pour contester l’action du gouvernement (ou son inaction), et faire respecter les libertés fondamentales. Les recours sont tous rejetés ou presque. Enquête sur une institution accusée de servir l’exécutif.