La procédure de privatisation de la régie publicitaire de France Télévisions est entachée d'une grave irrégularité. Selon notre enquête, Alain Minc, qui conseille le chef de l'Etat et dont l'implication dans ce dossier est connue, est aussi le conseil de Stéphane Courbit, qui a été choisi officiellement ce mercredi pour l'acquisition de ce bien public. M. Minc détient des actions gratuites du groupe de son client, Financière Lov, à hauteur de près de 3% du capital. Le groupe Lagardère demande, lui, le report de la privatisation. Enquête.
Histoire d'espionnage sur fond de règlements de comptes politiques... PatrickBaptendier, un ancien gendarme mis en examen, a reconnu avoir enquêté sur l'homme d'affairesJacques Dupuydauby pour le compte du groupe Bolloré, son ennemi juré. Il a révélé qu'un policierde la DST lui aurait «dit “qu'il fallait y aller” sur Dupuydauby, qu'il yaurait Sarkozy en 2007, que le clan des chiraquiens tomberait». Michèle Alliot-Marie, Renaud Muselier et Alain de Pouzilhac, anciendirecteur de Havas, apparaissent au détour de l'affaire.
Daniel Cohn-Bendit a lancé un pavé de modestie dans la mare ambitieuse de l'écologie politique: selon l'eurodéputé Vert, «13-14%» aux régionales suffiront. Et le leader d'Europe-Ecologie pense à 2012, évoquant une éventuelle impasse verte à la présidentielle, en échange d'un accord avec le PS, assurant «une cinquantaine de circonscriptions» aux écolos. Une prise de parole qui agace ou déstabilise.
Après le flou entretenu par les déclarations de Martine Aubry sur le départ à la retraite – légal ou réel? – «à 61 ou 62 ans», le bureau national du PS a adopté à l'unanimité une position réaffirmant «le maintien de l'âge légal du départ à la retraite à 60 ans». Volte-face, désaveu? Rue de Solférino, on dénonce un «quiproquo instrumentalisé par la droite». Avant de promettre de trancher pour de vrai le débat dans l'année. Après les régionales.
Dominique de Villepin ne s'en cache pas, il sera candidat à l'élection présidentielle de 2012. Création d'un club et d'un réseau social, déplacements sur le terrain, élaboration d'un projet. Mais l'ancien locataire de Matignon veut-il conquérir l'Elysée ou simplement faire tomber Nicolas Sarkozy ?
Les jeux en ligne, que le chef de l'Etat veut légaliser, suscitent de formidables convoitises. Toutes les grandes fortunes françaises veulent une part du filon. Stéphane Courbit a une longueur d'avance.
Il y a un an et demi, le centre de rétention de Vincennes (Val-de-Marne) partait en fumée. Dix ex-retenus sont jugés pour leur implication présumée dans l'incendie. Certains ont vu leur vie brisée par la détention provisoire. La défense dénonce une «instruction à charge».
Comment, 240 millions d'euros en poche, l'ancien patron d'Endemol France, conseillé par Alain Minc et appuyé par quelques grandes fortunes françaises, commence à partir de 2007 à investir tous azimuts. Dans la production audiovisuelle, dans l'hôtellerie de luxe, dans des sites porno. Et surtout dans les secteurs affectés par la politique de déréglementation conduite par l'Elysée: l'énergie et les jeux en ligne.
Comment fait-on fortune sous Nicolas Sarkozy? Mediapart publie une enquête en quatre volets sur Stéphane Courbit, figure montante du capitalisme du Fouquet's. Notre deuxième volet est consacré à l'ascension de celui qui fut le producteur de Loft Story et de la Star Ac' et au magot de 240 millions d'euros sur lequel il a mis la main en 2007, en revendant ses parts dans Endemol France. Où il est question d'une piscine à Neuilly, d'un sac Hermès pour une certaine Cécilia et de coffres-forts envolés...
La chambre del'instruction de la cour d'appel de Lyon a réclamé la mise en examen pour «recel d'abus de confiance»de huit organisations syndicales suspectées d'avoir détourné des fondsdu comité d'établissement régional (CER) de la SNCF. Il y a quelques mois, les enquêteurs de la police judiciaire deLyon avaient découvert un drôle de pacte secret.