Olivier Faure a annoncé qu’il plaiderait pour que son groupe vote pour le budget de la Sécurité sociale, quittant de facto l’opposition au gouvernement. Un franchissement de seuil qui dénature l’idée même de compromis et réduit le capital de gauche du PS à néant.
Le journaliste français a été condamné à sept ans de prison par la cour d’appel de Tizi Ouzou, en Algérie. Le jugement est contraire aux principes fondamentaux qui, à travers le monde, consacrent le droit de savoir.
Après Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy, Gaël Perdriau vient d’être condamné à de la prison ferme et à une peine d’inéligibilité immédiate. Au-delà de la sanction pénale, c’est une victoire pour le journalisme et un espoir pour ceux qui pensent que des contre-pouvoirs forts sont nécessaires face à la montée de l’extrême droite et de ses relais médiatiques.
Après une longue incertitude, le tribunal de Strasbourg a décidé lundi que l’entreprise de sidérurgie, symbole de l’échec industriel français, ne sauverait que 144 postes sur 696. Le gouvernement a beau annoncer vouloir saisir la justice contre l’actionnaire, il se réveille bien tardivement.
À l’issue de son déplacement dans l’archipel, la ministre des outre-mer a annoncé la tenue d’une « consultation » locale sur le projet d’accord de Bougival, pourtant rejeté par le Front de libération nationale kanak et socialiste. Le pouvoir macroniste s’enferre dans sa méthode délétère.
Grâce à ses alliés actifs de droite et tacites du centre, l’extrême droite est parvenue à faire voter une proposition de résolution revancharde suintant le ressentiment. Dans l’incapacité de la France à reconnaître le fait colonial, le laisser-faire du président est patent.
Emmanuel Macron et Gérald Darmanin au chevet du condamné, les groupes Accor et Lagardère en soutien, des télévisions qui occultent largement la gravité des faits : l’incarcération de Nicolas Sarkozy révèle, comme jamais, la panique d’un petit monde puissant qui désire ni plus ni moins que le retour des privilèges.
Le président de la République estime que les forces politiques qui n’acceptent pas ses choix « sont les seules responsables du désordre ». Incapable de la moindre remise en question, il continue d’asséner ses leçons dans l’espoir de se dédouaner du pire en préparation.
La reconduction de Sébastien Lecornu à Matignon, cinq jours après sa démission, est stupéfiante parce qu’insensée. Le président de la République a définitivement renoncé à aligner ses décisions sur les aspirations populaires. Seule compte à présent la conservation du pouvoir.
Sourd à la censure de son gouvernement précédent, Emmanuel Macron a renommé une équipe quasi identique et rappelé Bruno Le Maire. Au-delà même d’une chute qui semble inéluctable, la crise politique prend une dimension nouvelle. Déjà, Bruno Retailleau et LR menacent de claquer la porte.