Le ministre de la justice, qui a autorité sur les procureurs et sur l’administration pénitentiaire, a vu l’ancien président en toute discrétion après sa condamnation, selon « Le Nouvel Obs ». Mais de quoi ont-ils bien pu parler ? Il l’a vu comme simple ami, rassure un proche.
Les images d’un homme narguant et semant la police de l’immigration dans la ville de Chicago font le tour du monde. Elles surviennent peu après une campagne nauséabonde comparant les immigrés aux Pokémon, et font un bien fou.
L’ancien président de la République a donné dimanche une interview au « Journal du dimanche », avec cette citation pour titre : « Ce n’est pas moi qui suis humilié, mais la France ». Il faut le prendre au mot : rarement une affaire aura autant avili une démocratie.
La délinquance politico-financière est l’un des secrets les mieux gardés de la République. Elle l’empoisonne à bas bruit, au détriment des citoyens et des citoyennes qui en paient le prix. C’est pourquoi le jugement rendu jeudi 25 septembre dans l’affaire libyenne est d’une importance capitale.
Dans son offensive contre la taxe Zucman, Bernard Arnault ne défend ni l’intérêt général ni une forme de rationalité économique : il représente une forme de radicalisation du capital qui n’hésite pas à voir son salut dans l’extrême droite.
« Kolkhoze », le nouveau livre d’Emmanuel Carrère, repose avec acuité la question ancienne de la responsabilité de l’écrivain. Ou comment, ici, l’écriture distante et ironique de Carrère finit par produire une lâcheté politique et littéraire.
La reconnaissance par la France de la Palestine est une étape nécessaire. Mais en l’absence de mesures fortes de rétorsion contre Israël, elle restera lettre morte. En n’empêchant en rien la guerre génocidaire de se poursuivre, elle laisse patente la question de la responsabilité, et donc de la complicité de Paris.
Décider que le train est gratuit et voir ensuite comment on le finance. Ou taxer les superprofits et ensuite se demander si Bernard Arnault est fâché. Pour bloquer le désastre climatique, peut-être faut-il inverser la hiérarchie des priorités des politiques publiques d’écologie.
Insensible à la colère sociale tout autant qu’aux résultats des élections législatives anticipées, Emmanuel Macron précipite une crise de régime, adossée à une crise économique, qui ouvre la voie, si rien n’est fait pour l’en empêcher, à l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir.
La révélation d’une rencontre entre deux responsables du Parti socialiste et deux éditorialistes en vue, Thomas Legrand et Patrick Cohen, régale une ministre renvoyée devant un tribunal pour corruption et une extrême droite hostile à la liberté de la presse. Elle trouble aussi le public, lassé du ronron médiatique sur la politique.