Le Covid-19 peut être le dernier clou planté dans le cercueil du multilatéralisme. Face aux fièvres nationalistes et au repli des États, y a-t-il un espoir de reconstruire un système de coopération ou de gouvernance international ?
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L’anthropologue Frédéric Keck explore dans un ouvrage vertigineux, à paraître quand le coronavirus le permettra, comment la nature se venge avec des virus qui rendent caduques nos techniques de prévention des maladies et des épidémies, chamboulant la géopolitique planétaire.
Le gouvernement a profité d’un conseil des ministres exceptionnel consacré au coronavirus, samedi 29 février, pour dégainer l’« arme nucléaire » du 49-3. En adoptant à la va-vite et sans vote sa réforme des retraites, le pouvoir espère passer rapidement à autre chose. Mais c’est surtout sa fin qu’il précipite.
Arrivés en seconde position des régionales à Hambourg, dimanche, les Verts continuent de confirmer les pronostics qui en font la nouvelle grande force politique du pays. Ils admettent aussi qu’ils sont prêts, pour gouverner, à s’allier à la gauche comme à la droite.
Les salariés des 19 centrales nucléaires contestent le projet de réforme des retraites depuis le 5 décembre. Toujours mobilisés pour les journées nationales, ils réfléchissent à des moyens plus radicaux pour se faire entendre.
Ils sont salariés de la sous-traitance, ouvriers du nucléaire, égoutiers, infirmières… et craignent de devoir travailler beaucoup plus longtemps si la loi sur les retraites est adoptée.
Bien qu’il ait jusque-là négligé les risques environnementaux, le monde financier assure aujourd’hui qu’il est capable d’apporter les solutions pour répondre aux défis climatiques. Jusqu’à quel point cette finance verte va-t-elle imposer ses modèles, ses schémas et conduire à une marchandisation de la nature, notre bien commun ?
Partout en France, la mobilisation pour cette neuvième journée nationale de manifestation contre la réforme des retraites est en baisse. Selon le ministère de l’intérieur, seulement 108 000 personnes ont défilé. Une question revient, lancinante : faut-il monter d’un cran dans la radicalité ?
Poursuivi pour corruption, Airbus a trouvé un accord pour éteindre les poursuites engagées contre lui par les autorités judiciaires françaises, anglaises et américaines. Le groupe aéronautique a provisionné 3,6 milliards d'euros pour payer l'amende.
La Stratégie nationale bas carbone et la Programmation pluriannuelle de l’énergie ont été rendues publiques le 20 janvier. Le gouvernement garde son objectif de « neutralité carbone » pour 2050. Il revoit en revanche à la hausse sa possibilité d’émettre des gaz à effet de serre pour la période 2019-2023. Douchant les espoirs d’une action rapide en France.