« Historique ! », clament les soutiens de Donald Trump après le show de Singapour, comme si la paix était déjà signée. Inédit, certes, mais aussi problématique, flou, voire risqué, répond le reste de l'Amérique.
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Donald Trump a sabordé le sommet du G7 au Canada en un tweet rageur comme il en a l’habitude. Après avoir donné son aval au communiqué final, le président américain a brusquement fait volte-face.
À Séoul, la réunification est une idée qui fait son chemin depuis le rapprochement entre les deux Corées, même si la notion est encore plus floue que la dénucléarisation de la péninsule. Enquête en forme de ronde polyphonique sud-coréenne, par-delà les convulsions trumpiennes…
En Russie, Emmanuel Macron a multiplié les odes au multilatéralisme, en défendant l’« indépendance » de la France en matière de politique étrangère et le rôle essentiel qu’elle entend jouer sur la scène internationale. Mais face au repli qui gagne l’ordre mondial, Paris demeure isolé. Et ses avancées, modestes.
Donald Trump a annulé le sommet prévu le 12 juin avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un… quelques heures seulement après que la Corée du Nord a fait exploser, comme elle s’y était engagée, les tunnels de son site d’essais nucléaires. Conséquences : un allié sud-coréen jeté sous le bus… et un régime de Pyongyang en position de force.
Le guide suprême iranien a posé sept demandes en réponse aux douze conditions du secrétaire d’État américain relatives au nucléaire iranien. Chacun campe sur ses positions pendant que les Européens essaient d’éviter les sanctions.
En visite à Saint-Pétersbourg, Emmanuel Macron entend profiter de son tête-à-tête avec Vladimir Poutine pour avancer sur plusieurs dossiers diplomatiques, la Syrie et l’Iran. Malgré une volonté de discuter « sans naïveté » avec la Russie, la situation patine.
Au programme ce mercredi : le secrétaire d’État à la cohésion sociale Julien Denormandie face au BondyBlog, au lendemain du discours d’Emmanuel Macron sur les quartiers populaires ; un débat sur le mégaprojet EuropaCity et ses enjeux ; un grand débat sur la remise en cause de l’accord du nucléaire iranien.
Menant depuis quatre ans une politique étrangère peu lisible, le gouvernement Modi craint pour ses achats de pétrole et pour ses investissements à Chabahar, le port iranien destiné à ouvrir un nouvel accès à l’Afghanistan et aux hydrocarbures d’Asie centrale.
Soutenu par les différentes factions du régime islamique, l’accord sur le nucléaire iranien signé à Vienne en 2015 vaut aujourd'hui au président Rohani d’être épargné par les critiques. La décision de Trump a aussi revivifié le sentiment national au profit du pouvoir. Mais l’économie risque de souffrir terriblement du rétablissement des sanctions.