Soutenu par les différentes factions du régime islamique, l’accord sur le nucléaire iranien signé à Vienne en 2015 vaut aujourd'hui au président Rohani d’être épargné par les critiques. La décision de Trump a aussi revivifié le sentiment national au profit du pouvoir. Mais l’économie risque de souffrir terriblement du rétablissement des sanctions.
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Des peines de sursis et de prison ferme ont été requises contre les vingt-trois militant·e·s de Greenpeace qui ont illégalement pénétré dans la centrale nucléaire de Cruas, en novembre 2017. Pour le ministère public, comme pour EDF, « il est temps que ça s’arrête. Il n’est plus possible de tolérer ces intrusions à répétition ».
Robert Malley a négocié pour la Maison Blanche l’accord nucléaire avec l’Iran. Dans un entretien à Mediapart, il regrette « l’unilatéralisme américain » et dénonce le « gâchis » diplomatique. Iran, Palestine : les États-Unis, dit-il, « se sont mis hors jeu ». Il exhorte les Européens à « ne pas se soumettre » à une administration Trump qui tente de redéfinir « seule les règles du jeu international ».
Berlin veut croire que l'accord sur le nucléaire iranien n'est pas mort. Près de 10 000 sociétés allemandes travaillent avec l'Iran, dont 120 avec un siège à Téhéran. Mais jusqu’où les Allemands sont-ils prêts à aller pour défendre les intérêts de leurs entreprises face aux États-Unis ?
Derrière la volonté de permettre aux entreprises hexagonales de continuer à commercer avec Téhéran se cache une grave crise transatlantique et de vraies craintes d’un embrasement régional.
« L’Europe peut encore sauver l’accord sur le nucléaire iranien, et éviter l’embrasement régional » juge Robert Malley, l’ancien conseiller du président Barack Obama pour le Moyen-Orient et négociateur de l’accord nucléaire iranien, dans un texte publié par Orient XXI.
Après le sommet historique entre les deux Corées, en avril dernier, une autre rencontre aussi spectaculaire s’annonce, entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, le 12 juin à Singapour. Mike Pompeo, ancien patron de la CIA devenu chef de la diplomatie américaine, était à Pyongyang le 9 mai, symbole du rôle crucial des agences d’espionnage dans le processus en cours.
La première étape du déménagement progressif de l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv vers Jérusalem, reconnue comme capitale d’Israël par Washington, sera célébrée officiellement lundi 14 mai. Les Palestiniens dénoncent une provocation et attendent, pour certains, une « journée de rage ».
En sortant de l’accord nucléaire iranien, le président Donald Trump a voulu satisfaire sa base. Mais son administration n’a aucun « plan B ». Conduite par Mike Pompeo et John Bolton, elle est condamnée à utiliser la même rhétorique belliciste et les mensonges qui justifièrent les guerres catastrophiques du début des années 2000.
Comme l’a montré l’attaque aérienne massive lancée mercredi 9 mai par Israël contre les positions iraniennes en Syrie – l’attaque israélienne la plus importante contre la Syrie depuis 1974 –, le gouvernement Netanyahou est décidé à s’opposer par tous les moyens à la présence de bases avancées de la République islamique à ses frontières. Et l’appui spectaculaire qu’il reçoit de Trump risque fort de ne pas l’inciter à la retenue.