Depuis le déclenchement de l’opération militaire saoudienne le 26 mars, plus de 2 600 personnes sont mortes au Yémen, selon l'ONU, et la situation humanitaire y est catastrophique. Alors que les pourparlers se poursuivent à Genève, 500 000 Yéménites forcés de quitter leurs logements sont sans ressources.
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En posant son fils comme successeur direct, et en se séparant dans le même temps de son ministre des affaires étrangères, le roi montre sa volonté de confisquer le pouvoir au profit d'un seul clan, dans un contexte régional bouleversé par l'engagement saoudien au Yémen.
La grille de l’affrontement religieux entre chiites et sunnites ne permet pas, seule, de décrypter le chaos qui règne aujourd’hui au Yémen. Les raids de l’aviation de l’Arabie saoudite et de ses alliés, qui ont plongé le pays dans une situation humanitaire désastreuse, ne sont pas une solution à la crise.
Ouvert depuis un siècle, le dialogue tantôt cordial – comme cette semaine lors de la visite d'État d'Erdogan à Téhéran – tantôt tendu entre les deux pays est l’un des rares facteurs d’apaisement dans la région, et pourrait offrir une solution politique de sortie de crise au conflit yéménite.
Au Yémen et face à l’Iran, l’Arabie saoudite a mis en œuvre une réplique en grand de son intervention à Bahreïn pour écraser le mouvement révolutionnaire en 2011. Un processus qui va modifier les rapports de force régionaux pour la décennie à venir.
L’entrée en guerre de l’Arabie saoudite au Yémen, plongé dans la guerre civile, ouvre un nouveau front au Moyen-Orient dans la lutte que se livrent Riyad et Téhéran. L'Iran soutient la rébellion houthiste dont l'offensive met fin à un dialogue national qui laissait espérer un horizon pacifié.
Au moins 142 personnes ont été tuées vendredi à Sanaa dans les premières attaques revendiquées au Yémen par l'organisation Etat islamique (EI), qui ont frappé des mosquées fréquentées par des chiites. C'est pourtant Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) qui, jusqu'à présent, est l'organisation djihadiste la mieux implantée au Yémen.
Après la chute de la capitale Sanaa en septembre, c’est au tour du palais du président Hadi d’être assiégé par les rebelles houthistes (chiites) d’Ansar Allah. Décryptage avec Laurent Bonnefoy, chercheur au CNRS et spécialiste de la péninsule Arabique.
Les interventions occidentales dans le monde musulman – de l’Afghanistan à l’Irak et la Libye – loin de ramener la paix et promouvoir la démocratie ont provoqué ou aggravé des situations de chaos dont les djihadistes fanatiques ont été les seuls bénéficiaires.