À partir de son expérience littéraire, Kaoutar Harchi nous livre ses interrogations d’écrivaine : comment écrire dans un monde raciste et sexiste sans servir ce monde ? Comment conserver la souveraineté de sa sensibilité ? Comment se réapproprier un droit à l’imagination ?
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Le Canada de Justin Trudeau a vécu au mois d’août un bras de fer diplomatique avec l’Arabie saoudite du prince héritier Mohammed ben Salmane sur la question du respect des droits de l’homme. Dans un malaise international symptomatique, piteux. Et lourd de dangers.
Sur la scène internationale, le prince héritier Mohammed ben Salmane va d’échec en échec. Sur le plan intérieur, ses mesures libérales s’accompagnent d’une répression terrible. Et son fabuleux projet économique « Vision 2030 » a du plomb dans l’aile. Son avenir est aussi lié à celui de Donald Trump.
Comme sous Hollande, la présidence Macron aligne sa politique moyen-orientale sur les intérêts de Riyad. Un choix immoral – les ventes d’armes utilisées dans la sale guerre du Yémen – et irresponsable – il accentue une dépendance énergétique et géopolitique désastreuse.
Les préventions grotesques contre la langue arabe relèguent la France dans son obscurantisme monoglotte. La diversité fait la richesse, comme le montrent trois linguistes nés en Tunisie, Henriette Walter, Claude Hagège et Louis-Jean Calvet, qui plaident inlassablement en faveur d'un multilinguisme comme antidote aux nécroses identitaires.
Le retour de la maladie en Algérie rappelle que même les pays dotés d’infrastructures solides ne sont pas à l’abri de cas dits « importés ». Le choléra tue surtout dans les pays pauvres comme Haïti, ou en guerre comme le Yémen. Si plusieurs avancées scientifiques ravivent l’espoir, la bataille est aussi politique.
Le très lourd bilan humanitaire des frappes de la coalition intervenant au Yémen sous commandement saoudien, documenté par un rapport de l’ONU publié le 28 août, cause de vifs débats chez certains alliés de Riyad – dont les Américains –, mais guère en France.
Les Saoudiennes en quête de droits et de liberté sont la cible du prince héritier Mohammed ben Salmane. L’une d’elles, Israa al-Ghomgham, est sous la menace d’une exécution publique.
D’après un rapport de l’ONU, le Saoudien Ibrahim al-Asiri, artificier en chef d’Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA), a été tué au Yémen courant 2017. Une information confirmée par un responsable américain.
Depuis les « printemps arabes » de 2011, de nombreuses études scientifiques ont pointé le changement climatique comme l’une des origines des révoltes. Un consensus est aujourd’hui bien établi : le réchauffement et la baisse des précipitations contribuent à l’instabilité de la région.