Comme sous Hollande, la présidence Macron aligne sa politique moyen-orientale sur les intérêts de Riyad. Un choix immoral – les ventes d’armes utilisées dans la sale guerre du Yémen – et irresponsable – il accentue une dépendance énergétique et géopolitique désastreuse.
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Les préventions grotesques contre la langue arabe relèguent la France dans son obscurantisme monoglotte. La diversité fait la richesse, comme le montrent trois linguistes nés en Tunisie, Henriette Walter, Claude Hagège et Louis-Jean Calvet, qui plaident inlassablement en faveur d'un multilinguisme comme antidote aux nécroses identitaires.
Le retour de la maladie en Algérie rappelle que même les pays dotés d’infrastructures solides ne sont pas à l’abri de cas dits « importés ». Le choléra tue surtout dans les pays pauvres comme Haïti, ou en guerre comme le Yémen. Si plusieurs avancées scientifiques ravivent l’espoir, la bataille est aussi politique.
Le très lourd bilan humanitaire des frappes de la coalition intervenant au Yémen sous commandement saoudien, documenté par un rapport de l’ONU publié le 28 août, cause de vifs débats chez certains alliés de Riyad – dont les Américains –, mais guère en France.
Les Saoudiennes en quête de droits et de liberté sont la cible du prince héritier Mohammed ben Salmane. L’une d’elles, Israa al-Ghomgham, est sous la menace d’une exécution publique.
D’après un rapport de l’ONU, le Saoudien Ibrahim al-Asiri, artificier en chef d’Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA), a été tué au Yémen courant 2017. Une information confirmée par un responsable américain.
Depuis les « printemps arabes » de 2011, de nombreuses études scientifiques ont pointé le changement climatique comme l’une des origines des révoltes. Un consensus est aujourd’hui bien établi : le réchauffement et la baisse des précipitations contribuent à l’instabilité de la région.
Cet été, Mediapart part à la rencontre des Calédoniens, au-delà de l’opposition éculée Kanak-Caldoches. Quatrième et dernier volet chez ceux qu’on appelle les Arabes de Bourail et de Nessadiou, des descendants de déportés algériens.
La Knesset a beau débattre, les Druzes manifester, les intellectuels critiquer et les Arabes-Israéliens porter plainte, le gouvernement de Benjamin Netanyahou continue de défendre une loi fondamentale que la plupart des observateurs jugent raciste et discriminatoire.
La loi fondamentale adoptée le 19 juillet a entériné constitutionnellement le caractère juif de l’État hébreu. Elle a aussi fait passer la langue arabe de langue officielle à langue « à statut spécial ». C'est en fait l'aboutissement d'un processus enclenché il y a plus de vingt ans, et qui a progressivement réduit la présence de la langue arabe dans l’espace public.